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 Ethan Matthews Fox || Hell's Angel [Finish]

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MessageSujet: Ethan Matthews Fox || Hell's Angel [Finish]   Sam 20 Sep - 8:20

Identité
    Prénom : Ethan Matthews
    Nom : Fox
    Surnom* : Le principal surnom qu’on lui ai donné a été Thanox. Mais il en a porté d’autres, Nox, Foxy, Mat, simplement Thanox est resté.
    Âge : Inconnu, le nombre des années lui a échappé depuis un petit moment déjà. Il se souvient à peine de sa vie humaine, presque avec regret. Cependant pour les humains, il possède la vingtaine.
    Date de naissance : Inconnue.
    Lieu de naissance : Etats Unis d’Amérique, c’est une certitude, la ville… en revanche, il n’en a que de vague souvenir.
    Nationalité : Américain.
    Race : Shaytân
    Camp : Rebel. Etre un prisonnier est vraiment la dernière chose à laquelle il pouvait s’attendre, et depuis un an que ça dure, il en a plus qu’assez. Le démon a choisit son camps. Il veut retrouver sa liberté d’antan.
    Pouvoir: Le démon possède des pouvoirs étranges, du moins, on peut dire qu’ils sortent du commun. Le démon sait voler. En effet lorsqu’il veut prendre son envol, deux paires d’ailes immense, noires, ressemblant à des ailes de chauve-souris lui sorte du dos. Depuis que les cieux ont gagné, Ethan n’a plus jamais sortit ses ailes. Il n’a aucune envie qu’on les lui arrache. L’une de ses ailes ait d’ailleurs blessée suite à un combat. De plus il possède le pouvoir de voir le sang circuler dans les veines, de voir les nerfs parcourir un muscle, et de pouvoir agir sur ces derniers. Il peut déclencher ainsi d’horribles souffrances ou infliger la mort. Mais ce type de pouvoir lui est devenu interdit, à présent, car c’est facilement repérable par un ange.
    Occupation : Thanox passe ses journées et ses nuits à tenter de trouver un moyen pour parvenir à se défaire de la tyrannie de Dieu mais il faut bien l’avouer, la tâche semble impossible. En dehors de cela, il tente de mettre en place un système de trafic pour avoir d l’alcool, mais il y a tant de risque qu’il se montre méfiant.
    Que pensez-vous de la situation actuelle : Evidement, le Démon n’est pas ravi de la nouvelle situation, loin de là. Lui qui disait en plaisant avant que tout cela n’arrive, qu’il aimerait bien un jour croiser la route de Dieu, rien que pour savoir ce qu’il lui ferait, maintenant il regrette. Pour lui, cette prison, c’est pire que la mort. On l’oblige à être gentil, sage, à ne rien faire de toutes ses journées, de quoi rendre Thanox fou, fou de rage, fou de colère, et il est sur le point d’exploser. Mais il fera tout pour réussir à inverser la situation. Il n’attend qu’une chose, que les anges aient un moment de faiblesse. De toute manière, il préférait la mort à rester comme un lion en cage. S’il ne s’est pas encore lancé dans une action suicidaire c’est uniquement parce qu’il veut réussir.


Psychologie
    Habitudes : Chaque matin, ou plutôt chaque après-midi car le jeune démon a un mal fou à se lever en même temps que le soleil, pour ne pas dire que cela lui est totalement impossible. Après avoir trainer durant des heures au lit, le jeune démon se traine devant la glace brisée de la salle de bain. Il a besoin d’examiner son reflet pour se raccrocher à quelque chose, pour se convaincre qu’il n’est pas encore en train de dormir, plongé dans un horrible cauchemar. Il passe sa main dans ses cheveux guère propre. Souvent il ouvre le robinet, il se passe de l’eau sur le visage, seul et unique moyen de se réveiller. Il observe sa mine blème, son teint cadavérique, malade. Ses cernes sur son visage, signe de la fatigue qui l’envahit, mais surtout il observe sa main droite qui ne cesse de trembler nerveusement. Cela fait un an déjà mais l’état de manque se fait encore ressentir. Principalement parce que dès qu’il met la main sur une dose, il se fait immédiatement un shoot. Sa main tremble toujours. Il est toujours en état de manque. Cela le rend furieux parce que à cause de cet état de manque, il ne parvient jamais à se concentrer. Il est toujours absent, évasif, ses pensées allant à milles à l’heure sans jamais prendre le temps de s’arrêter. Pourtant avant, lorsqu’il prenait de la drogue, il ne ressentait pas les effets négatifs. Au contraire, son esprit était plus performant, plus brillant encore ce qui était difficile à l’époque… Mais aujourd’hui… il ressemble à une loque.
    Passer au sous-sol de l’espèce de chose qu’il appelle maison, est une étape primordiale dans la journée du jeune démon. Personne ne peut savoir ce qu’il y fait, car il prend soin de se cacher lorsqu’il s’y rend. C’est encore un des rares endroits où il se sent libre. Dans son sous-sol sont cachés deux ou trois bouteilles d’alcool, approchant dangereusement le fond. Il y a aussi tout son arsenal d’arme. Il ne peut plus les utiliser. D’ailleurs il n’en avait plus grande utilité en tant que démon, mais il aime les caresser, doucement, les prendre dans ses mains et les faire reluire doucement, tendrement, comme il faisait reluire les armes lorsqu’il était enfant. Une fois qu’il a finit avec les armes, il se fait des balles en plomb qu’il fait lui-même fondre. Mine de rien, il prépare un véritable arsenal pour le cas où il réussirait à trouver un moyen de sortir d’ici. Un plan. Durant le reste du peu de temps qu’il passe au sous-sol, il tente de réfléchir à un plan. Bien sûr, en général cela le fout en rogne et il sort furieux de chez lui, tentant vainement de se calmer en prenant des grandes bouffées d’air frais.Il passe de longues heures assis sur son rocking chair à observer la rue devant lui, ayant l’air de rien, une vieille bouteille rempli d’eau sans doute trop vieille pour être bue, dont la température trop haute le rend malade lorsqu’il en boit. Tout ce petit manège lui permet de réfléchir tranquillement, loin des échauffements des ruelles sombres, loin des endroits où il pourrait s’adonner à ses anciens vices, parce qu’il est parfaitement conscient que chaque lieu où il leur reste encore un peu de liberté sera découvert tôt ou tard par ces satanés anges, et que ces derniers ne trouveront rien de plus intéressant que d’y mettre fin, généralement dans les flammes. Et bien sûr un autre endroit rouvrira, et les anges le détruiront à nouveau. Se cacher pour trouver encore un peu de liberté n’était pas la solution, il fallait trouver autre chose, un meilleur plan, un moyen de s’unir contre les anges.
    L’une des habitudes les plus fortes et pratiquement rentrée dans ces petits gestes anodins qu’on fait machinalement, c’est de se rendre du côté de l’Acarra da Templo. Le quartier sombre démoniaque où bien que les anges essaie de faire la loi, bien des choses leur passent sous le nez. Pratiquement une fois par semaine, s’il le peut, évidement, le démon passe du côté des Docks, une étape obligée pour tout démon dépendant à la toute sorte de substance illicite. Surveiller la rue sur son perron, dans sa rocking chair a également une autre utilité, voir rapidement si les anges sont présent ou non ce jour là, s’ils ont prévu de faire un blocus ou une descente. Ca se voit tout de suite à leur air agité. Les anges détestent devoir fouiner leur nez dans les affaires sales des démons. Peut-être parce que justement c’est sale, moche, et très loin de leur goût d’esthètes mais aussi parce que c’est plein de tentation qu’ils se doivent continuellement de refuser, de repousser loin d’eux. La nervosité qui s’empare d’eux est flagrante. Même si nombreux sont capable de ne pas le montrer, il y en a toujours un plus faible que les autres. Lorsque Fox sait que la voie est libre, bien sûr il reste encore une part de risque, mais le jeu en vaut la chandelle, alors le démon se rend sur les docks se rationner en alcool, cigarette et drogue s’il y a. La suite du programme n’en est que plus évidente, n’est-ce pas ? Passer du côté de l’Asmodée est une obligation s’il ne croise pas d’ange au passage. C’est encore le seul endroit où l’on peut s’amuser à Sao Paulo. Bien sûr il faut montrer qu’on a les mains sales pour entrer mais cela ne pose jamais de problème à Fox. Le démon peut ensuite s’amuser, et tenter d’oublier qu’il doit se cacher pour s’amuser, encore une fois.
    Peurs : Un démon n’a peur de rien, un démon aime le noir, il s’y morfond, un démon aime regarder danser les flammes sous ses yeux, nulle crainte ne voile alors ses yeux, pourtant Ethan est absolument terrifié. Que le noir l’entoure ou pas, que le feu danse ou pas, que les humains hurlent ou que les anges ordonnent d’une voix forte et claire de s’éloigner des humains, le démon a peur de mourir. Vous me direz, qu’importe, un démon rejoindra son maître, Satan, qu’est-ce que cela peut bien lui faire de mourir ? Eh bien c’est que vous ignorez certainement ce qu’il arrive aux démons qui meurent ! En enfer comme au Paradis il n’y a de place que pour les âmes des humains. Qu’importe aux deux maîtres de l’univers ce qu’il adviendra de leur serviteurs. Ethan ne sait pas ce qu’il deviendra une fois qu’il sera mort, mais il sait une chose, il ne rejoindra certainement pas Satan, son maître adorée. Une vieille légende raconte qu’au Paradis, échoue les démons qui ont échoués et qu’il y a là bas une prison où leur souffrance nourrit le cœur des hommes et des anges. Ethan ne sait pas ce qu’il préfère, cette légende un peu vieillotte à laquelle il ne croit pas une seconde ou disparaître tout simplement.
    Ce qui lui tient à cœur : C’est idiot de dire ça, n’est-ce pas ? mais le démon a toujours peur qu’on lui enlève le peu de liberté qui lui reste. Il s’y accroche avec désespoir, avec tant de force et à la fois tant de désespoir. Je vous assure, c’est triste à voir. Il passe systématiquement une nuit sur deux à l’Asmodée, prenant un temps fou pour s’assurer que personne ne le suive, il en profite au maximum comme s’il avait peur qu’il n’y ai pas de lendemain. A chaque fois qu’il y a de la marchandise au dock, il faut qu’il en prenne plus qu’il n’en a besoin. S’il était humain, cela ferait bien longtemps qu’il aurait claqué, d’une overdose, d’un coma éthylique, ou encore d’une MST. Il faut toujours qu’il tire sur la corde, avec une force étonnante, l’énergie du désespoir. Il a sans cesse peur que tout disparaître du jour au lendemain, que toutes ces petites victoires qu’il a finit par acquérir lui soient définitivement enlevée. Alors c’est peut-être idiot, ça fait peut-être très humain, mais il n’a aucune envie de se relacher, de soupirer quelques secondes.
    Ce qu'il déteste : Est-il utile de le dire ? Ne serait-ce pas répéter encore une fois ce qui parait tellement évident ? Ethan déteste Dieu, déteste les anges et se déteste tout autant. Il s’en veut de ne pas avoir réussit à voir ce qui allait arrivé, à ne pas avoir réussit à empêcher cela, à ne pas avoir fait quoi que ce soit pour empêcher cela… mais ce n’est rien comparé à sa haine des anges, elle est viscérale. Le seul fait de les voir se pavaner dans les rues de Sao Paulo le rend intenable. La colère monte en lui, la haine pénètre ses veines comme un poison se distillant en lui et il lui faut hurler, il lui faut désirer plus que tout leur mort, et il lui faut imaginer leur lente agonie pour parvenir à se calmer, mais cela ne marche guère. Cette haine est toute à fait normale, cette haine le sauvera sans doute, mais pourquoi sent-il une si vive douleur en lui, dans sa poitrine lorsqu’il songe à tout cela ? Pourquoi sent-il le doute s’insinuer en lui ? Et si un jour, n’en tenant plus, il s’élançait et tuait un ange ? Combien d’anges pourrait-il tuer avant qu’on le tue ? Qu’on l’élimine, qu’on l’efface ? Lui qui n’avait jamais eut peur de rien auparavant, jamais vraiment réfléchit à ce que pouvait être la mort, aujourd’hui il le réalisait pleinement. Il n’était qu’un enfant idiot.


Goûts*
    Expression Préférée : « Putain de merde ! » est sans doute l’expression qui revient le plus souvent dans la bouche du démon qui a pourtant tout d’angélique. Si cela peut paraître vraiment grossier pour un ange, pour un démon cette expression est très courante et souvent utilisé. Convenant aussi bien dans les moments d’étonnements les plus complets, d’émerveillement ou de catastrophe inopinée, cette expression ressort indéniablement trop souvent avec le cher démon.
    Sa chanson fétiche : « Sympathie for the devil » y’a pas à dire, dans la glorieuse époque du rock, elle détonnait cette musique. Reprise par les Rolling Stones elle explose avec les Guns N’Roses.
    Endroit préféré: Asmodée, évidement. Un tel endroit ne pouvait que plaire au démon. Dernier bastion de liberté des démons, cette boîte de nuit est le dernier endroit de Sao Paulo où les démons peuvent encore s’adonner aux vices qui les ronge et dont ils ont besoins pour se sentir être, pour se sentir vivre.
    Film Préféré : Il y en a pas mal de films que le démon aime bien. Son préféré est sans nul doute Fight Club. Même si son interprétation du film est sans nul doute différente de celle qu’en ont les démons. Pour lui l’illusion de Brad Pitt n’est que le démon tentateur qui amène le monde et le héros à sa destruction. Mais on va pas discuter de cela pendant des heures, parce que Ethan, lui en est capable.
    Plat Préféré : Hum… de la chair fraiche et sanguinolente bien sûr !


Autre

Liens
    Nom et Prénom
    {Avatar}
    Nature de la relation


Hors-Jeu
    Avatar : Jared Leto <3
    Fille ou garçon ? : Sophi@
    Où avez-vous connu le forum ? : Par Reverse, il y a un bout de temps.


Dernière édition par Ethan Matthews Fox le Sam 20 Sep - 9:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ethan Matthews Fox || Hell's Angel [Finish]   Sam 20 Sep - 8:24

Biographie
    Anecdote de sa vie avant la prise de pouvoir de Dieu :[20 lignes]

    « On les appelaient les deux enfants de la nuit. Non pas qu’ils aient été conçus par une nuit glaciale et quelque peu fantastique comme leur légende le racontera plus tard, mais parce qu’ils n’étaient visible que la nuit et agissait comme les créatures qu’ils combattaient farouchement. Le frère et la soeur. Ils ne se ressemblait pas tellement. C’était un jeune homme mince et svelte, plutôt bien taillé et dont les muscles roulant sous la peau faisait fantasmer pas mal de jeunes filles, alors qu’elle était blonde, fine et menue, elle ressemblait à une poupée avec ses traits enfantins. S’il n’y avait eu leur complicité, leur manière d’être si proche l’un de l’autre, de se connaître aussi bien et leur taquinerie qui lorsqu’elle s’effaçait faisait place à une coalisions effrayante pour leurs ennemis, on n’aurait jamais dit qu’ils étaient frère et sœur. On remit en doute leur lien de fraternité lorsqu’ils étaient trop proche, ne seraient-ils pas plutôt amant? Mais il était un fait établit qu’ils se considéraient l’un et l’autre comme un frère et une sœur et qu’ils agissaient ainsi en conséquence.

    La légende qui racontait leur faits d’arme n’était pas une légende, c’était des faits réels mais tellement étonnant de la part de simple humain qu’on les avaient exagérés pour les transformer en mythe. Pour les témoins de leurs actes héroïques, ils étaient la lueur d’espoir, des héros des temps moderne prêt à sauver le monde. Pourtant ça n’était pas ainsi qu’agissait le frère et la soeur, ils n’ont jamais voulu qu’on les considère comme des héros et ne se sont jamais donné de tel nom. Tout ce qu’ils ont fait, ils l’ont toujours considéré comme normal, et parfois ils avaient peur d’y perdre leur âme, parce que la limite entre le bien et le mal est toujours faible lorsqu’on plonge dans la violence la plus extrême. Jamais ils n’auraient pu imaginer que on les jugeraient comme des héros, eux qui s’imaginaient finir par ressembler à ceux qu’ils combattaient. Et d’un certain sens leur craintes n’étaient pas exagérés. La violence dont ils étaient capable était absolument effrayante, voilà pourquoi dans les récits racontant leurs actes de bravoure, on passe rapidement sur la violence de leurs actes.

    Il est difficile de parler de personne qui sont devenue une légende, difficile de faire la part du faux et du vrai. En vérité bien peu de personnes ne connaissait vraiment ces deux héros. Il faut dire qu’ils vivaient plutôt en solitaire. Elle s’appelait Katherine Milles Fox, elle avait quelque chose comme la vingtaine, mais elle paraissait tellement plus jeune. Lui, il s’appelait Julien Gregory Fox et il faisait facilement la trentaine bien qu’il soit plus jeune. Tous les deux vivaient dans un vieux manoir à moitié détruit dans la banlieue de New York, mais ils étaient trop souvent dans des squatts d’immeuble sur le point de tomber en ruine. Ils avaient peu d’amis, même très peu. Les autres chasseurs les connaissaient bien, ça c’est sûr, et ils étaient à la fois fasciné et méfiant. Leur vie n’a pas été aussi facile que le prétend leur légende. Ils n’avaient pas toujours de quoi se nourir, et pas toujours de quoi s’habiller. Le froid pourtant ne leur faisait pas peur. Je doute en vérité que quoique ce soit leur ai un jour fait peur.

    Leur légende pris ses racines dans leur attaque pourtant suicidaire à un nid de démon, oh ils n’étaient pas aussi nombreux qu’on le dit, mais ils étaient assez fort pour que les Fox ne s’en sortent pas. Ils s’y sont attaqués seuls, n’ont pas utilisé la ruse, ils ont foncés dans le tas. Sans leur armes, je pense qu’ils serait probablement mort, mais les armes ne font pas tout. J’en connais pas mal des chasseurs qui sont morts en pensant que leurs armes les sauveraient. Et puis le armes qu'utilisait Katherine n’étaient pas très puissantes et elle n’aimait pas les utiliser, je doute que c’est grâce à son magnum qu’elle s’en ai si bien sorti de cette attaque. Julien en revanche, utilisait ses armes à la perfection. Il avait la particularité de combattre aux armes blanches et à chaque fois il faisait mouche comme il le disais lui-même. Sa manière de les utiliser était effrayante et il en a massacrer plus d’un. Toujours est-ils qu’ils sont sortis de là vivants et les démons étaient tous morts.

    Durant près de trois ans, ils ont continués à semer des cadavres sur leur chemin. C’était pas toujours des démons, c’est vrai. Les humains qui leur cherchait des merdes ne sont plus là pour en parler. Quand à certaines personnes qui semblaient bien sous tout rapport, ils disparurent après que des rumeurs coururent à leur encontre, comme quoi ils seraient des agents du gouvernement. Les Fox ne laissaient jamais de témoin, mais en revanche, ils ne s’attaquaient jamais aux innocents, c’est sans doute ça qui a contribué à leur légende. Les survivants que laissaient les Fox derrière eux pensaient que le couple les avaient sauvés. Je doute que les Fox n’ai jamais eu l’intention de sauver qui que ce soit. Au fond, ce monde leur plaisait. Ils y avaient une place. Je crois pas qu’ils aient voulu un jour que ce monde change. En tout cas ils n’y ont pas contribués malgré leur états de faits, et leurs actes de bravoure.

    Tout à dérapé lorsque Kathy a rencontré Drancy. C’était pas un mauvais bougre, juste un utopiste. Julien se méfiait de ces gens là et je crois qu’il a eut bien raison. Mais Kathy en était folle. Elle était prête à tout abandonner, les combats, sa vie de nomade, et son frère pour épouser Drancy. Je sais pas trop ce qui s’est passé, et petit, je n’accuse personne, mais Drancy est mort. Le pauvre vieux a claqué. Je crois pas que ce soit à cause d’un démon. Si l’on en croit la gueule qu’il avait, c’était plutôt une saleté de maladie qui l'a tué. Mais Kathy, elle n’a pas aimé ça. Drancy était tout pour elle, vois-tu, elle aurait fait n’importe quoi pour lui. Sa légende, elle s’en moquait pas mal, sa vie de naguère lui semblait soudain illusoire. Et Drancy mort, elle s’est retrouvée seule, enceinte, et la douleur de sa perte manqua de la rendre folle. Heureusement Julien s’est occupé d’elle. Il a fait tout ce qu’il pouvait pour soulager sa douleur, mais je crois qu’il n’y avait rien à faire. Katherine ne pouvait cesser d’aimer Drancy, pas après ce qu’il s’était passé, pas après son destin funeste. Et le petit Ethan est né. »

    ***


    La fumée s’élevait dans les airs avec volupté, par petites nappes virevoltant avant de disparaître. Ses yeux bleus comme le ciel s’y accrochaient. Elle détaillait les formes que prenait la fumée. Laissant la cigarette se consumer entre ses doigts fins. La lumière faible d’une vieille lampe à pétrole éclairait la fumée avec un halo légèrement orangé. Dans l’obscurité qui entourait le plafond de la petite chambre, la jeune femme y cherchait la fumée qui s’y envolait avec douceur. Ses yeux se fermèrent doucement. Laissant la sensation de chaleur que dégageait cette main virile sur son dos l’envahir. Allongée à plat ventre, nue, sur le lit, elle ressemblait à un modèle de Ingres. Sa nudité n’était pas vulgaire sous cette lumière, avec la fumée de cigarette l’entourant, elle était belle à en mourir. Et cet homme qui la regardait avec autant d’amour qu’elle observait la fumée le savait parfaitement. Il ne savait encore pourquoi cette femme si belle, avec des formes si généreusement étalées sous ses yeux émerveillés, possédant un caractère tel un diamant non taillé pouvait avoir un jour posé son auguste regard sur lui. Délaissant la fumée et ses nappes si agréables à son regard, la jeune femme se tourna pour embrasser du regard cet homme nu et virile qui avait sa main négligemment posée sur ses fesses. Un sourire éblouie son visage qui semblait si nostalgique quelques instants auparavant. L’homme se leva doucement pour déposer un baiser sur son front encore tout humide de l’effort qu’elle avait fourni.

    - Je t’aime Katherine Fox.

    Souriant un peu plus la jeune femme rouvrit les yeux. Cet homme lui parlait de choses qui n’avaient jamais eut d’importance à ses yeux, parce qu’elle avait perdue sa foi en l’amour depuis longtemps. Et pourtant dans sa bouche, entre ces lèvres suaves qu’elle adorait embrasser, ils prenaient une importance primordiale. Jamais elle n’aurait cru sourire tendrement en entendant ces simples mots. Elle qui jurait que l’amour entre deux être n’existait pas, avait encore du mal à croire en ce nouveau bonheur. Bien sûr, Julien, lui, n’y croyait pas. Elle savait d’entrée de jeu que son frère ne comprendrait pas, qu’il serait sourd à ces sentiments qu’il feignait de ne pas voir, de ne pas ressentir, qu’il disait être de simples mots, une tromperie de l’être humain, une tromperie de plus. Mais ce regard que lui adressait cet homme, ce regard rempli d’amour, de tendresse, de passion, disait le contraire. Il démontrait que l’amour existait. Comment être aveugle au point de ne pas le comprendre ? Kathy ferma les yeux. A nouveau, ses lèvres entrèrent en contact avec celle de l’homme, à nouveau elle en sentit la douceur contre les siennes, à nouveau elle pu en éprouver le goût, à nouveau elle se perdit dans ce baiser comme elle s’était perdue dans les combats et la chasse. Cependant, il ne lui offrait pas l’horreur au quotidien, il ne lui tendait pas une victime offerte du bout de ses lèvres si suaves, non, c’était de l’amour sans concession qu’il lui offrait, sans rien exiger en retour.

    - Je t’aime Matthews Drancy.

    Rouvrant ses yeux, Katherine pu à loisir contempler le visage de son amant. Dès le premier regard qu’elle avait posé sur ce charmant visage aux traits fins malgré un menton autoritaire, et des muscles saillants sous sa chemise entre ouverte elle avait su qu’elle l’aimerait à la folie, qu’elle pourrait se perdre dans cet amour et elle avait eu peur. Lui n’avait pas dû avoir peur. Il pleuvait ce jour-là. Et la pluie n’eut plus le même goût alors. Les cheveux humides de Matthews tombaient sur son visage. Et les gouttes d’eau ruisselaient sur son visage. Elle avait eut peur. Oui, peur. Pourrait-elle vraiment aimer ? Ce sentiment lui semblait tellement lointain alors. Que ce soit la chasse ou son mode de vie, elle avait tellement perdu la foi en ces sentiments, l’amour, l’attachement, la confiance, le besoin de l’autre. Les hommes passaient dans sa vie sans s’y arrêter. Et Julien ne comptait pas. C’était son frère, il serait toujours là pour elle. Envisager quelque chose de sérieux avec un homme lui était alors impossible. Mais c’était sans compter sur la nature. Quelqu’un avait glissé en l’être humain un besoin d’amour, de se rapprocher d’un autre être, d’avoir envie de lui sans cesse, et d’avoir besoin de lui. Elle avait céder à ce besoin sans même s’en rendre compte. Et le bonheur s’était emparé d’elle.

    - Je veux avoir un enfant de toi.

    Un enfant, elle n’avait jamais songer à en avoir un. Ne croyant pas à l’amour, elle n’avait jamais été ne serait-ce qu’effleurée par l’idée d’avoir un enfant. Sa vie avait été toute tracée par la chasse. Les démons à tuer, toujours plus, cela n’avait de fin, et le pire c’est que ça lui plaisait. Elle avait aimé ces nuits sans fin passée à traquer un démon, elle avait aimé observer le lever du soleil en devant s’essuyer les yeux du sang d’un démon mêlé au sien sur son visage. Ne pas savoir de quoi demain serait fait était une facilité. Elle n’avait pas à se soucier de projet, à se culpabiliser de ne pas atteindre les buts qu’elle s’était fixé, chaque nuit était alors comme une nouvelle vie. Rien d’autre ne comptait hormis la chasse. Le nombre de démon tuer, un véritable tableau de chasse, c’était la seule trace de son passé, des jours précédents, le nombre. Mais à présent qu’elle avait Drancy, qu’elle était amoureuse, tout cela lui semblait si lointain. C’était comme si elle s’était éveillée à une nouvelle vie dans les bras de son tendre amant. Avoir un enfant. L’idée ne lui déplaisait pas. S’approchant de Matthews, elle lui offrit la plus douce des réponses, et leurs lèvres s’étreignirent une nouvelle fois dans l’intimité de cette chambre d’hôtel.
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MessageSujet: Re: Ethan Matthews Fox || Hell's Angel [Finish]   Sam 20 Sep - 8:25

    • Extrait du Journal Intime de Julien

      Je me rend compte pleinement de me erreurs. J’ai cru que j’avais vaincu cet homme, que je l’avais chassé à jamais de ma vie. Mais on ne peut chasser entièrement quelqu’un de sa vie, que ce soit par les mots, par une absence ou par la mort, les fantômes errent dans notre existence. La plupart d’entre eux, nous savons faire avec eux, on espère chaque jour leur départ, et leur présence nous rappelle cruellement nos erreurs. Mais lorsqu’il ne s’agit pas de fantômes ou de simples remords ? Lorsqu’il s’agit d’une personne de chair et de sang, doté de pensées obscurcies par la rage, et qu’elle a décidé de se venger, de nourrir vos remords et de faire table rase de votre bonheur précaire, il n’y a rien de plus terrible. Son regard déterminé, le tremblement de sa main, imperceptible pour tous les autres hormis vous, tout vous indique les dommages terribles qu’il va vous causer, mais comme le capitaine du Titanic, vous savez qu’à présent il est trop tard pour faire marche arrière, ni même pour fuir. La tempête s’abat alors sur vous. Et même les remords deviennent une compagnie agréable… tout simplement parce qu’il ne vous reste plus rien d’autre. Les remords se nourrissant dans l’obscurité, ayant attendu leur moment, pour jaillir et vous saisir à la gorge. Trop tard pour fuir. Trop tard pour faire machine arrière. Fermer les yeux pour ne pas voir l’horreur que cela va causer. Cette personne, sa vengeance et ses conséquences… accompagné irrémédiablement des remords.

      Nous nous étions connus des années. Il était un scientifique reconnu. Je n’étais alors qu’un chasseur dont les prouesses avaient fait parler de lui. Je n’étais pas comme les autres, voyez-vous, je ne possédais pas ces pouvoirs extraordinaire. Je n’ignorais rien sur ces personnes dotés de capacités hors norme. Mais mes parents n’étaient pas des chasseurs. Et c’est moi qui est pris cette décision adolescent, entrainant ma sœur dans ce combat. Je reconnais aujourd’hui mon erreur. Bien qu’elle ait été la meilleur, que j’ai adoré chasser avec elle, je réalise qu’elle n’était pas faite pour cela. Ma poupée fragile aurait été plus heureuse au creux des bras d’un homme. Bien que je n’ai jamais aimé Drancy, au moins, il rendait ma sœur heureuse. Et peut-être qu’il valait mieux qu’il m’enleva ma sœur, car je ne lui avait jusqu’ici offert une vie ingrate, sans luxe, remplie de combats et d’horreurs. J’étais jeune. Avec ma sœur, nous traversions les états. On était à peine au courant des rumeurs qui courraient sur notre compte. Mais lui… il avait l’air de les connaître.

      On s’est plus que croisé. Nous étions des amis. J’ai même éprouver pour lui plus que de l’amitié. Il s’en doutait et ne m’a jamais repoussé sans non plus jamais me dire oui. Il tenait à notre amitié c’était évident. Un homme pas toujours aussi bon et gentil. Je sentais l’homme de poigne qu’il pouvait être. Mais nous étions amis. J’aurais dû mettre un terme à cette amitié faussée dès le départ. Cependant l’amour est un sentiment qui vous saisit à la gorge. Si jusqu’ici mon désir envers mon ami était assez présent, cela restait du désir…. Jusqu’au jour où l’amour avait décidé de pointer son nez. Etre proche de lui me mettais à la torture. Et je ne pouvais plus le supporter. Surtout qu’il fréquentait une femme… j’ai tout fait pour la chasser de sa vie. Elle a renoncé à lui et moi j’ai renoncé à lui. Mais il appris ce que j’avais fait, sans savoir pourquoi, pensant que c’était ce stupide désir qui m’avait guidé… Il a dû être blessé cruellement par ma trahison.

      Et aujourd’hui, il déguste sa vengeance. Elle est d’autant plus réussit et horrible que le petit de Katherine n’est pas mon enfant, qu’il n’est pas moi, qu’il n’a aucune implication dans cette querelle. Ce qu’il a osé faire à ma sœur et à son bébé… la rage envahie tout mon être et pourtant je sais que je serais incapable de le tuer sir je le voyais. Ethan dort profondément, niché dans les bras de sa mère. Je ne sais pas ce que Ethan deviendra. Je ne sais pourquoi je tremble en regardant cet enfant, il me donne des frissons glacés et j’en ignore la raison. Je crains que ce ne soit de mauvais présage, hélas, je me trompe rarement à ce propos, mon instinct est si bon… Quand à ma sœur… je ne veux être cruel envers elle, mais depuis la mort de Drancy, elle n’est plus la même femme, c’est un fantôme, une véritable loque humaine ! Sera-t-elle d’élever un enfant ? D’autant plus un enfant aussi étrange, je doutes qu’elle ressente cette sensation que je perçois.


    ***


    Le petit garçon observait devant lui l’espèce de créature qui se tenait devant lui, c’était un homme mais il avait perdu tout aspect humain, sa peau était tanée et ses yeux devenus rouge. La créature s’agittait dans ses chaînes, grognait, c’était un son ignoble. Mais le petit garçon ne cilla pas. Il détaillait la créature en silence sans rien dire. Des bruits de pas se faisait entendre autour de lui, quelqu’un faisait les cent pas juste derrière le petit garçon. Mais ce dernier n’y prêtait pas attention. Le centre de son attention était la créature qu’il observait comme si sa vie en dépendait. La créature avait beau grogner et gémir d’une horrible manière, le petit garçon ne laissait rien percevoir de sa peur, s’il en ressentait.

    - C’est bien mon garçon. Etudie la, connais ses faiblesses, concentre-toi sur elle.

    Le petit garçon n’eut aucune réaction. Il était bien trop concentré. L’homme qui marchait derrière lui s’arrêta. Il était fier du petit Ethan. C’était pas la première fois que le garçon le surprenait par ses capacités d’analyse et son intelligence. Il ne doutait pas un instant que le petit garçon allait tuer cette créature. Ca n’était pas son premier entrainement. L’homme sourit. La relève était assuré avec un tel gamin. D’un signe de tête, il s’avança ayant pris sa décision et relâcha les chaînes de la créature qui se précipita aussitôt sur le petit garçon. Ce denier roula sur le côté pour éviter la charge et se releva à la vitesse de l’éclair. Il sortit une dague ciselée qu’il fit briller à la lumière. La créature se figea comme si elle devinait l’utilité de l’arme. Le petit garçon la fixa à son tour, se concentrant à nouveau. Puis il se mit tout d’un coup à courir comme pour prendre la fuite. La créature s’élança à sa poursuite. Profitant du manque de souplesse de la créature, le petit gaçron entama un demi tour sur lui-même et plongea son arme dans le flanc de la créature qu’il entendit pousser un hurlement de douleur. Il tourna l’arme dans l’abdomen de la créature, entendant de nouveaux hurlements, déchirant le silence. Puis il attendit que la créature s’écroule pour enlever son arme. Un sourire de victoire s’afficha sur ses lèvres. L’homme l’attendait les bras croisés.

    Une femme apparue, elle venait d’un coin obscur de la pièce. Son visage est creusé, blême et elle a de long cheveux blonds qui encadrent son visage, ses cheveux sont très fins. L’homme se tourne vers elle. Il lui sourit, et elle essaie de le lui rendre mais semble ne pas avoir assez de force.

    - Tu ne devrais pas être aussi dur avec lui. Ca n’est qu’un enfant.

    L’homme sourit fièrement en regardant l’enfant.

    - Et c’est le petit garçon le plus fort que je connaisse, Katherine.

    La femme secoua la tête. Son visage tout entier se mua en une expression de tristesse absolue. Sa main se porta à son visage comme pour en masquer les larmes sur le point de couler. Mais l'homme la connaissait. La brillance des yeux de la femme à cause des larmes qui les emplissaient ne lui échappait pas.

    - Tu sais pourquoi il est aussi fort? Tu le sais mais tu ne dis rien! Jamais rien! On dirais que tu ne ressens rien.

    S'effondrant, elle tomba à genoux secouée par ses sanglots. L'enfant se précipita vers elle et l'entoura de ses bras. Il l'aimait. Et chaque larme qui coulait sur le beau visage de la femme lui était d'une douleur infinie. Comme si chaque larme s'enfonçait en son coeur telle une lame blanche acérée. La femme entoura l'enfant de ses bras, nichant sa tête au creux de l'épaule de l'enfant. Seul ses yeux restaient apparent, et ils fusillaient l'homme du regard. Ce dernier, immobile, la mine défaite, ne savait pas quoi dire, quoi faire. Comment réagir. Ces larmes... il ne les avait pas voulu.

    - Kathy... je suis désolé.

    ***


      Extrait du journal intime de Ethan Matthews Fox

      Je ne sais pas si je leur en veux. Quelque part, oui, certainement. Ils étaient tous pour moi. Des parents, des amis, des confidents, ma seule famille et en même temps des professeurs exigeant. Julien a toujours été présent pour moi. Je sais pas si j’ai le droit de le haïr. Tout enfant, je l’adorais. C’était bien plus que de l’estime, le sentiment que je ressentais à son égard. Il était le soleil pour moi, un astre brillant, trop fort pour mes yeux d’enfant, mais aussi indéniablement magnifique. Je ne me lassais pas d’écouter ses histoires, comment il avait vaincu un puissant démon, comment il avait passé la plus belle des nuits dans les bras d’un autre homme, la manière dont ma mère était lorsqu’elle était une petite fille, leurs jeux d’enfants, heureux et naïfs. Tout en lui brillait de mille feux. Je n’avais que trois ans lorsqu’il me fit partager son entrainement quotidien. Mais j’avais adoré. Je me sentais si fort lorsqu’il était avec moi. J’avais l’impression que le monde pouvait s’effondrer autour de nous, peu m’importait, tant que j’étais avec lui, avec elle, nous formions une véritable famille. Lorsqu’elle est tombée malade tout s’est effondré autour de moi. Il est indéniable que la maladie de Kathy a touché aussi Julien. Comme il est inévitable qu’il en est souffert. Ce que je lui reproche c’est de l’avoir masqué comme il savait si bien masqué ses sentiment, lorsque ça n’allait pas personne ne pouvait le savoir avec lui. Mais c’était pas n’importe qui, c’était pas un simple mal passagé. On savait très bien tous les deux ce qui la rongeait. Et aucun de nous deux n’a versé une larme lorsqu’elle est partie. Aucun de nous deux.

      Lorsque j’étais tout petit, je me souviens très bien des moments que nous passions ensemble tous les trois. Je ne sais pas à quel moment elle est tombée malade, qui aurait pu croire qu’elle l’était? Elle me prenait si souvent dans ses bras qu’on pouvait se demander si elle ne craignait pas à tout instant de me perdre, et peut-être que c’était une crainte qui ne la quittait jamais. Nous étions tellement heureux tous les trois. Cette période m’apparait aujourd’hui comme bénie. Jusqu’à mes six ans, tout me paraissait tellement facile, à moins que ça ne soit une impression qui me soit resté. Julien était toujours présent. Jamais trop. Il était là. Et nous le savions, Kathy et moi. Pourtant il y avait toujours cette nécessité d’être ensemble, elle ne pouvait rester trop longtemps loin de moi et je ressentais ce même besoin comme vital. J’étais pourtant un petit garçon indépendant, toujours curieux, rien ne me rassasiais, j’avais besoin de savoir, toujours envie d’en savoir plus. Julien me raconta plus tard comment je pouvais faire preuve d’intelligence à un point qui l’étonnais toujours. Mes questions, comme peuvent en poser tous les enfants, étaient plus pointue qu’on aurait pu le soupçonner, et je semblais comprendre énormément de choses juste en observant. Julien adorait m’apprendre un tas de choses bien que Kathy n’ai jamais été tellement d’accord avec sa manière de m’éduquer, mais elle le laissait faire. Je crois qu’elle n’a jamais été jalouse de la relation privilégiée que nous avions, comme Julien ne s’est jamais montré jaloux ou méfiant à propos de cet amour presque filial qui existait entre Kathy et moi.

      Mais cette période n’a pas durer. Comme toute les bonnes choses en ce monde sinistre. Kathy est tombée malade. Julien savait peut-être ce qu’elle l’avait, mais il ne me l’a jamais dit. Cela aussi je le lui reproche. Et il le sais. Son état a rapidement été de pire en pire, elle perdait du poids à vu d’oeil, et son teint se raprochait de plus en plus de celui de la mort. Même un enfant pouvait le deviner. J’avais 7ans lorsqu’elle ne pouvait plus se lever tant elle manquait de force. Julien m’entrainait de plus en plus fort, il ne se limitait plus, comme s’il avait peur que Kathy parte et me laisse seul dans ce monde si dur pour un enfant seul comme il le disait lui-même. Je ne lui reproche pas cet entrainement martial. Je sais que c’est pour mon bien, et je sais aussi qu’il avait besoin d’être rassuré, de savoir que je serais fort, aussi fort qu’elle l’avait été par le passé. Plus elle allait mal, plus il me racontait des histoires de lorsqu’elle allait bien et plus je me sentais prisonnier, comme retenu par l’amour qu’il me portait, incapable d’agir pour la sauver. Julien essayait de me remonter le moral, mais il savait que j’avais compris. Un enfant aussi intelligent que je pouvais l’être savait que Kathy allait mourir, savait qu’il n’y avait rien qui puisse la sauver et savait qu’après sa mort il n’y aurait plus rien à sauver. Cette période fut la plus sombre de ma vie. Je me mis à le détester de ne pas montrer son chagrin, à le détester parce qu’il ne faisait rien pour la sauver, pour de mauvaises raisons.

      Après la mort de Kathy, qui remonte à trois ans à présent, Julien préférait rester seul. Moi qui lui en voulait tant, je quittais souvent le manoir où nous vivions pour aller à New York, dans le centre ville. Je me sentais comme un esprit opprimé depuis des années, qui avait besoin de s’ouvrir au monde, comme si l’on m’avais libéré de prison. L’horreur qui règnait autour de moi me paraissait belle parce qu’elle ne m’atteignait pas. Je pouvais rester des heures dans la rue sans manger ni boire, sans me soucier de quoi que ce soit, à observer ce mondre lutter contre les démons. Les autres humains dont je croisais la route me prenaient parfois en pitié, parfois ils s’attaquaient à moi, mais ça n’était rien en comparaison des démons. C’est à ce moment que j’ai compris l’inquiétude de Julien, pourquoi tous ces entrainements, mais je ne pouvais pas l’en remercier, parce que c’était devenu tellement normal pour moi. La vie dans la rue était devenue une nécessité. Je ne pouvais plus rester auprès de Julien. La mort de Kathy l’avait transformé... ça n’était plus l’homme que j’avais connu, que j’avais admiré. Finalement j’aurais préféré qu’il pleure, qu’il se mette à hurler, qu’il évacue sa colère et son chagrin, tout plutôt que ça. Son silence et son mutisme... Je me sentais si seul lorsque je revenais au manoir que j’ai finis par ne plus y revenir. Je me demande s’il y ai encore. Ca fait trois ans. Il est sans doute partit à présent.

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MessageSujet: Re: Ethan Matthews Fox || Hell's Angel [Finish]   Sam 20 Sep - 8:51

    La nuit était tombée doucement étirant son long manteau sur la ville de New York, et de mille feux ses lumières constellaient le ciel. Les immeubles de la cité s’élevaient majestueux vers le ciel et rien ne semblait pouvoir les toucher, ils étaient inaccessible. Le jeune homme observait les multitudes de fenêtres éclairées, comme des feux follets s’étirant vers le ciel, rejoignant la constellation d’étoile invisible pour l’œil humain, drapée par les lumières de la ville. Baisant prudemment les yeux, le jeune homme se remit à marcher. Il avait quitté sa famille, les siens, et nul remord ni regret ne traversait à l’instant son esprit. Sa mère avait toujours été une femme malade, une femme affreusement malade, et lorsqu’elle était morte, il n’avait pas eut le courage de rester auprès de son oncle. La longue agonie de Katy avait duré des jours et des nuits, elle avait durée des années, deux ans en tout. La souffrance étreignait chaque jour un peu plus l’enfant, incapable d’aider sa mère. Il avait tout tenté pour l’aider, mais que peut faire un enfant face à la mort ? Il avait pleurer et n’avait pas vu les larmes ravager le visage de Julien. Etait-ce pour cela qu’il était partit ? Sans doute. Fuir était la seule chose qu’il avait désirer durant cette agonie. Plus il voyait son oncle, plus il détestait cet homme. Il n’avait rien pu faire pour aider sa mère, il n’avait rien fait, il n’avait même pas essayé. Son oncle était mort de l’intérieur, et cela, il l’avait tristement réalisé durant ces instants si cruellement difficiles. Comme il ne possédait pas grand-chose, le jeune garçon n’avait pratiquement rien pris.

    Les rues de New York étaient hostiles selon les mots de son oncle, elles étaient remplies d’ombre, et ils se devaient de les combattre. Ethan n’avait vu nul ombre, nul danger. Pour dormir, il s’abritait sous les ponts, jusqu’à ce qu’il réalise que par ses charmes il pouvait dormir dans un lit de soie. Les femmes ne résistaient pas à ses charmes. Elles l’observaient d’un regard qui signifiait qu’il y avait peu de chose qui les séparait du corps convoité. Savaient-elles qu’il passait entre leur cuisse pour avoir un peu à manger et un lieu chaud et douillet pour dormir ? Sans doute. Elles utilisaient le fait qu’il n’ai nulle part où aller pour l’obtenir, pour le posséder. Certaines le vétissaient, lui donnait une éducation, elles voulaient qu’il ressemble à l’amant parfait. Curieusement, Ethan était doué pour cela. Il parvenait à jouer le jeu et même à devenir quelqu’un qu’il n’était pas, à devenir la personne qu’elles voulaient qu’il soit. Il avait toujours été doué pour jouer un rôle qui n’était pas le sien. Parfois, il quittait leur lit en douce, comme un félin, il se glissait au dehors, marchait dans les rues froides. Il ressentait le besoin de se nourrir de la nuit. L’une de ces femmes lui fit goûter une substance blanche qui donnait à Ethan la sensation d’être un ange, que tout était possible. Le pauvre garçon y prit goût et par la suite dû s’enfoncer dans des ruelles sombres pour pouvoir y goûter à nouveau. Il arrivait bien souvent qu’il se lasse d’une femme, jamais l’une de ces demoiselles ne le rejetta, ce fut lui qui les quitta. Peu à peu, il devint plus cruel, certain de ses charmes, peu à peu, un monstre jaillit hors de lui, dévastant chacune des femmes qui l’avait recueillit. Certaines plongèrent dans le désespoir par sa faute, d’autres devinrent folles, quand à une grande majorité, il leur vola tout leur bien, et les laissa pour mortes, pas physiquement, mais moralement.

    Qu’y avait-il donc en lui ? Le jeune homme contemplant les building s’interrogeait. Il avait obtenu tout ce qu’il désirait d’une charmante demoiselle, ayant son âge. Une jeune danseuse étoile promit à un bel avenir. Il avait pu se vêtir de costumes hautes coutures, de bagues et de chaînes en or et en argent, il avait pu dormir dans des drap de soie, il avait pu se nourrir des meilleurs mets, et pourtant, il avait détesté l’amour qu’elle lui portait comme si ces sentiments le blessait, écornait sa peau, déchirait son âme. Alors, il l’avait blessé cruellement. Elle avait tout préparer pour leur mariage, et lui, avait fait semblant jusqu’au bout, jusqu’à ce qu’il décide qu’en cet instant elle souffrirait bien plus qu’en nul autre instant, et l’avait plaqué. Il lui avait dit tout ce qu’il ressentait, qu’il ne l’avait jamais aimé, qu’elle était impossible à aimer. La jeune femme avait crié, s’était mise à pleurer et lui conservait son ton calme, son air méprisant, jouissant littéralement de la détresse de la jeune femme. Il était partit, emportant avec lui les costumes hors de prix et les bijoux qu’elle lui avait offert. Maintenant, il avait la sensation d’un bien être total et s’étonnait de ne pas ressentir le moindre remord. Il y avait quelque chose en lui, quelque chose de bestial, de noir, de profondément mauvais qui se nourrissait du mal qu’il faisait autour de lui. Et ce qui le troublait le plus était qu’il n’avait aucune envie de combattre cette chose à l’intérieur de lui. Car cette chose le rendait plus fort, faisait de lui un prince de la nuit, un prince des ténèbres.

      Extrait du journal intime de Julien Fox

      Hier encore j’ai découpé soigneusement le journal. L’article était ridiculeusement minuscule, perdu dans un dossier sur la criminalité montante à New York. Le visage de la victime n’avait même pas eu droit à une photo. On disait qu’elle était méconnaissable. Je craignait une fois de plus de lire ces lignes. Je n’en ai pas l’air, mais je lit une douzaine de quotidien chaque jour, ce sont mes sources, l’unique moyen de savoir si l’un de ces monstres a frappé ou non durant la nuit. Les faits divers, je les parcourt en long et en larges, je fait le tri, j’essaie de lire entre les lignes pour découvrir les victimes des démons. Personne ne me croirait un instant, c’est pour cela que j’agit seul. Les démons existent malheureusement, et ma tâche est de les tuer, de les éradiquer. Ma sœur m’aidait dans ma tâche, seulement, elle est morte. Je ne sais pas ce qui l’a tué, probablement la disparition du seul amour de sa vie, comme si son enfant n’existait plus. Elle ne s’est jamais vraiment occupée de lui comme un mère. Non, c’est moi qui en prenait soin. Je me souvient de cet enfant prodige auquel je soumettait des monstres capturés, dangereux, puissant, et qu’il parvenait à tuer d’une facilité ridicule. Cet enfant aurait pris ma suite s’il ne s’était pas enfuit après la mort de sa mère. Je n’ai pas compris pourquoi. Et puis je suis tombé sur ces petits encard.

      Toujours la même chose, une ruelle sombre, une arme blanche et un pentagramme tracé au sol rappelant les sacrifices rituels. Des traces de cires. De nombreuses taches de sang, et la victime au centre, défigurée, à peine reconnaissable, ses organes vitaux déchirés, parfois enlevés. J’y ai tout de suite vu l’œuvre d’un démon cruel et intelligent. Il n’a jamais laissé de trace laissant supposer de son identité. Et puis il y a trois jour, on a retrouvé deux traces de sang qui n’appartenait pas à la victime. Ils n’ont rien pu en tirer, parce que le propriétaire du sang n’avait pas de casier judiciaire. Mais moi, je suis allé là-bas, et me suis fait passé pour un flic. J’ai pris un échantillon du sang et je l’ai emporté. Il fallait que je sache. Je l’ai soumit à plusieurs test avant de parvenir à la conclusion, que non seulement ce n’était pas un véritable démon, mais un humain de ceux choisit par Satan à la naissance dont les pouvoirs venait de se révéler, mais de plus que ce sang était le mien. Ou très proche du mien. Kathy étant morte, il ne restait plus que Ethan.

      Cela m’attriste de penser que le fils de ma sœur chérie, la seule chose qui reste d’elle, est devenue une de ces créatures affreuses. Mais j’avais donné à ce gosse les armes pour se défendre. Il savait à quoi s’en tenir. Toute son enfance je l’ai avertit de la puissance du diable et j’ai tenté de lui donné assez d’informations pour qu’un jour, il puisse s’en sortir. Il savait donc ce qu’il avait en lui, ce qui le possédait. J’ai attendu, j’ai attendu qu’il combatte cette chose, et j’aurais encore attendu, mais chacun de ses meurtres sont de plus en plus brutaux et de plus en plus cruels. Je ne peux plus rester sans agir. De toute façon, il doit être trop tard pour lui à présent. Le diable a réussit à l’avoir. Alors c’était ça son plan pour m’arrêter, pour m’empêcher de continuer à tuer les siens, et bien il n’aura pas réussit. Je suis encore là, debout, prêt à achever une de ses abominations. Je dois bien cela à Kathy. Elle n’aurait jamais laissé son fils dehors, tuer tous ceux qui veut, devenir un monstre. Elle m’aurait supplié d’agir. Et c’est ce que je vais faire. Comme si elle était encore là et qu’elle pouvait me remercier.


    Le sang coulait le long de la joue de Ethan. Il avait horriblement mal et cependant il se délectait de sa propre douleur. Le sang était chaud et avait une bonne odeur. Il se souvenait avoir lécher le sang qu’il avait fait couler la dernière fois qu’il avait tué quelqu’un à main nue. Lécher le sang de sa victime, la laisser l’observer faire, puis la laisser mourir dans le caniveau. Il avait tellement aimer cela. Et à présent, tout ce qu’il pouvait faire c’était attendre, attendre que Julien arrête de le frapper avec cette barre en fer qu’il avait trempé dans de l’eau bénite. Oncle Julien savait y faire. La douleur était sans pareil. Il était certain que ses propres victimes avaient moins souffert que lui. Curieusement, il les avait sentit souffrir de l’intérieur comme s’il était en eux pour mieux apprécier la douleur qu’il leur infligeait. Mais c’était son propre corps, sa propre chair qui souffrait. Il sentait la douleur comme personne parce qu’il était un démon, il la ressentait mieux que personne car il savait parfaitement comment la faire ressentir. Sans mal il pouvait déterminer quel muscle était en train de souffrir, quel nerf son oncle mettait en exergue. Et la souffrance était sans pareil à cause de l’eau bénite.

    Pitié qu’il s’arrête, suppliait en silence Ethan, pitié mon oncle, arrête toi ! Le jeune démon n’avait jamais compris pourquoi son oncle avait été si impitoyable avec lui, pourquoi il ne l’avait jamais aimé, pourquoi il s’était montré si hautin, si moqueur envers lui. Personne ne s’était pris la peine de lui expliquer quoi que ce soit. Il n’avait jamais su non plus pourquoi sa mère ne le prenait jamais dans ses bras ni pourquoi lui en avait tant besoin. Ce n’était pas tant la culpabilité que son âme dévastée par la naissance d’un démon qui avait fait de Kathy un véritable fantôme, incapable d’aimer son fils. Observant le jeune adolescent torturer par son propre oncle, Kathy était incapable de pleurer. Ethan eut envie d’hurler. Non pas à cause de la douleur, mais parce qu’il voyait devant lui sa mère, certes un peu pâle mais vivante. Seulement aucun son ne pu sortir de sa bouche. Il était muet, comme une tombe, incapable de prononcer son nom. Kathy ne bougeait pas. Elle semblait morte, de l’intérieur, comme ce qu’il infligeait à ses victimes. Il ne la voyait pas toujours, il avait perdu la notion du temps, mais attendait impatiement chacune de ses apparitions. Dis maman, pourquoi oncle Julien me fait du mal ? Dis maman… Ethan ne pleurait pas. Non, il n’offrirait pas une seule larme de son corps à son oncle. Il avait tellement mal mais priait pour que son oncle continue parce que Ethan savait que lorsque son oncle s’arrêterait, il serait à nouveau plongé dans le noir, toujours incapable de bouger, et que la faim, la soif le rongerait, qu’il sentirait la folie s’emparer de lui. Il ne voulait pas être seul. Il se sentait si faible, comme un enfant, dans le noir. Cela devait faire quelques années que son oncle le retenait, et durant tout ce temps, pas une seule fois son oncle ne semblait avoir remarqué la présence de Kathy.
    Pourquoi son oncle lui accrochait chaque nuit une croix au cou ? Pourquoi cette croix lui brûlait-elle la peau, sa chair ? Il avait si mal au réveil, en fait, la plupart du temps il ne pouvait même pas dormir. Il luttait si fortement contre la douleur durant la nuit qu’au matin il n’avait plus de force et Julien pouvait le torturer à son aise. Il avait cessé de compter les jours, les mois puis les années. Il savait seulement que sa liberté avait été de courte durée et qu’il avait aimé faire le mal, faire autant de mal que les créatures qu’il était censé chasser. Son oncle n’avait plus aucun amour pour lui, qu’une haine pure et simple. Et Ethan ne rêvait plus qu’à une chose la nuit, enchaîné à son vieux lit dont il ressentait chaque ressort s’enfoncer dans sa peau, une allumette et un bidon d’essence. Il sentait l’odeur de la chair humaine brûlée, il sentait l’odeur de cochon grillés en ignorant comment il pouvait savoir quelle odeur pouvait avoir la chair humaine lorsqu’elle brûlait. La croix contre sa peau, il avait finit par l’acceptée. Elle le brûlait, le faisait atrocement souffrir, mais elle était son poids, sa croix, comme celle qu’avait porté Jésus. Etait-il le Sauveur ? A un moment, il avait cru devenir fou, mais il était trop diablement intelligent pour cela, malheureusement. Rien ne pourrait le faire s’échapper de sa prison.

    Jamais il ne pourrait comprendre pourquoi ce jour là, Kathy décida de se décrocher du mur où elle se tenait, ni pourquoi elle tenait dans sa main un bidon d’essence. Elle assomma sous les yeux étonné du jeune démon son frère, Julien, qui surpris, n’esquissa pas le moindre geste pour se défendre et tomba sur le sol inanimé. Ni pourquoi elle prononça ces quelques mots avant de répandre l’essence sur lui, avec un sourire triste.

    « Je vais nous libérer, je vais faire quelque chose pour toi, après toute ces années, je vais enfin faire quelque chose. »

    Ethan essaya de se lever, mais s’en trouva incapable. Il était toujours enchaîné à cette chaise, et en esquissant ce mouvement, il fit couler du sang de ses nombreuses plaies, la douleur se réanima et lui arracha un hurlement. Il ne savait pas si c’était vraiment Katy, après tout il l’avait vu mourir, mais dans l’état mental où il se trouvait, elle était sa mère, elle allait le sauver. Pourquoi avec un bidon d’essence ? Il l’ignorait mais elle allait le sauver, il le savait.

    « Maman, fit-il d’une voix hésitante, déraillante, tu es vivante ? Maman… je ne savais pas que tu avais survécu. Il m’avait dit… je te jure que je ne t’aurais pas laissé toute seule avec lui… si j’avais su. »

    A présent les larmes baignaient le visage du jeune homme. Il avait mal, profondément mal, mais ce n’était pas une douleur physique. Alors qu’il la dévorait des yeux, essayant de savoir si Julien lui avait fait du mal à elle aussi, s’il avait été ce monstre sans cœur, à lui imposer de voir son fils se faire torturer chaque jour, mais elle ne le laissa rien voir, rien percevoir et commença à verser l’essence sur lui. Ethan ressentit avec une douleur foudroyante chaque plaie, chaque membre brisé, l’essence pénétrant en lui, dans sa chair, par les plaie béantes. Elle allait le sauver. Kathy était là pour lui. Pitié, craque une allumette, maman. Fais le pour moi. Et elle s’aspergea à son tour d’essence, prenant soin de ne pas mouiller sa main gauche tenant la boite d’allumette. Puis elle posa le bidon par terre et craqua l’allumette. Ethan sourit. Il continua de sourire lorsque les flammes le léchèrent avant de céder aux hurlements de douleurs, inévitables dans ce genre de situation.
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MessageSujet: Re: Ethan Matthews Fox || Hell's Angel [Finish]   Sam 20 Sep - 9:34

    Anecdote de sa vie actuelle : [20 lignes]

    « Je vous en supplie, quittez ces lieux avant qu’ils n’arrivent ! » hurlait presque le jeune démon.

    Si des larmes s’étaient mise à couler sur ces joues creuses, Ethan n’en n’aurait pas été étonné. Le jeune démon nommé Eclesiasus s’était mis à genoux devant Bélial. Ce démon majestueux avait déclenché nombreuses guerres mais pas celle-ci. Aucun démon n’avait vu le coup venir. Les anges capables d’entrer en guerre et se déployer aussi rapidement, personne n’y aurait cru si on le leur avait raconté. Une erreur. Aujourd’hui les démons se retranchaient dans de vieilles maisons branlantes attendant la dernière bataille. De l’armée personnelle de Bélial il ne restait que cinq démon et pas des moindres. Eclesiasus pouvait passé pour faible avec ses supliques, mais c’était le démon le plus cruel et le plus puissant pour son jeune âge, le préféré de Bélial et selon les soupçons de Ethan son amant. Le jeune démon défendrait jusqu’à son dernier souffle Bélial. Ethan était prêt à donner sa vie, lui aussi, mais pas sans se battre. Il voulait détruire le plus d’ange possible.

    « Je ne fuirais pas devant les êtres de lumière, mon ami. » déclara Belial.

    Fuir était en effet la dernière chose à faire. Ethan serra son épée dans sa main. C’était une magnifique épée trempée dans du sang de mortel, d’ange et de démon. On l’appelait l’épée des Ténèbres et s’il parvenait à la planter dans le cœur d’un ange, ce dernier non seulement perdrait la vie mais serait condamné à l’enfer. La pire des choses pour un ange. Car les tortures qui lui seront infligées seront les pires de toutes. Bélial l’avait offert en personne à son ange ténébreux. Il avait donné un nom à Ethan, il l’avait appelé ses Ténèbres, et lui avait appris à se battre non comme un humain mais comme un démon. Tout ce que Ethan savait, tout ce qu’il faisait, il le devait à Bélial. Le démon âgé de millénaire était son maître, son mentor. Il avait permit à Ethan de quitter les royaumes de l’enfer pour venir sur Terre. Il avait permit à l’enfant de Satan de devenir un démon, un véritable démon, un ange au cœur si noir et si cruel qu’on le craignait comme la peste. Les anges avaient longtemps cherché le moyen de tuer Ethan, pensant qu’ainsi ils atteindraient Bélial. Mais c’était Eclesasius le démon préféré de son maître, c’était lui qui se tenait toujours à sa droite, lui qui l’accompagnait partout comme son ombre. Ethan était ses ténèbres. Il exécutait les missions de Bélial, recevait ses ordres de lui, et de lui seul. Il était son ange de la mort. Il apportait les ténèbres, comme s’il déroulait le tapis rouge pour que Bélial puisse fouler ces zones sombres et atrocement noires.

    « Nous combattrons mon maître, nous leur feront le plus de mal possible, murmura Ethan avec ferveur. »

    Bélial sourit. Ethan était encore trop jeune pour survivre à cette bataille. Le démon n’avait aucun doute quand à l’issue du combat. Lui seul était en mesure de survivre. Ses enfants mourraient ou pire, serait pris par les anges. Ces derniers n’hésiteront pas à les torturer pour obtenir des informations. Bélial aurait dû les tuer. Tous les cinq. Bien que dévoués, ils seraient un poids pour lui dans la bataille. Mais comment peut-on tuer ses propres enfants. Il avait surveillés ses démons depuis leur naissance, leur avait insufflé le mal. Lorsque Ethan avait été torturé par son oncle, c’est Bélial qui lui donnait la force de tenir, qui continuait à lui chuchoter tout le mal qu’il pouvait, pour le nourrir, pour faire de lui un démon rempli de haine, de rage, et d’une force inouïe. Ethan était devenu grâce à lui un puissant démon, mais il y avait tant à parcourir encore, tant de route à faire. Hélas ils n’avaient plus le temps. Bélial commettait une erreur en laissant ses enfants en vie, et il le savait, mais il ne pouvait les tuer, pas maintenant, pas ici, pas comme ça. Les anges arrivaient, il le sentait de toute son âme.

    « Ils sont là, ils sont… » s’etouffa Drone.

    Le démon vacilla, doucement, une épée sortie de son abdomen. Ethan s’élança vers son ami. Le démon s’écroula dans les bras de Ethan. Une épée angélique. Elle était faite pour tuer. Sa lame était couverte d’un poison pour les démons. Tôt ou tard, on mourrait de cette lame dès qu’elle vous transperçait. Ethan sentit les larmes venir. Pas ici, pas maintenant. Il devait se battre, pour Drone, pour Eclesasius, pour son maître. Il déposa le corps de son ami, et vit à travers les larmes les anges qui passaient dans le couloir. Ils avaient du sang sur leurs beaux vêtements blanc. Ils étaient donc venus les abattre comme des chiens ? Ethan se releva. Il aurait voulu s’élancer et foncer dans le tas, mais il fallait réfléchir avant d’agir. Sinon il signait son arrêt de mort. Drone n’était pas encore mort. Il souffrait, trop. Ethan planta son épée dans le cœur de son ami. Pas question de le laisser en pature aux anges. Son regard était rempli de haine et il se posait sur l’ange qui guidait les autres. Il voulait le tuer, mais il ne voulait pas se faire tuer avant d’y être parvenu. Doucement il recula, la haine avait envahi son visage. L’ange approchait un sourire provoquant aux lèvres. Ethan leva son épée, il fallait qu’il… et soudain ce fut le noir complet.

    ***


    « Tout ce dont je me souviens c’est de ce cri… je n’ai jamais entendu un cri aussi horrible. » murmura Ethan. Il avala difficilement sa salive.

    La jeune femme l’entoura de ses bras. Son parfum était enivrant. Ethan la laissa faire. Elle n’était pas la femme qu’il aimait, cette dernière avait été tuée par les anges cette fameuse nuit. Deliah n’avait pas souffert selon ce qu’on lui avait dit. Eclesasius avait survécu lui aussi, mais dans quel état ? Le pauvre se déplaçait en chaise roulante et avait un mal fou à articuler ses mots. Cependant, il avait tenu à raconter à Ethan ce qui s’était passé. Deliah n’était pas avec eux. Elle n’était pas une enfant de Bélial. Elle n’avait jamais fait partit de son armée. Eclesasius était parvenu à s’enfuir, malgré ses multiples blessures. Il avait suivit les ordres de son maître, il devait retrouvé Belzébuth et l’avertir de ce qui s’était passé. Bélial ne pouvait être mort, mais personne ne savait où il était et dans quel état il était. Les anges n’avaient tués aucun démon dans la maison. Ils avaient emportés les blessé. Ethan faisait partit du lot. Mais Deliah… elle s’était battu comme une lionne. Ils n’avaient pas eu d’autre choix que de la tuer. Ethan avait pleurer toutes les larmes de son corps. Non seulement il était prisonnier des anges, la pire chose qui soit, mais on lui avait enlever le seul amour de sa vie.

    « Chut, mon cœur, je vais chasser ces images de ton esprit. Plus jamais tu ne te sentiras seul ou triste. » fit la jeune femme avec ardeur.

    Pour le prix qu’il avait mis, elle était sacrément bonne comédienne. Ce n’était qu’une humaine. Elle savait pourtant ce qu’il ressentait même si elle ne comprenait pas tout. Cheryl était une prostituée, mais elle n’avait qu’un client. Ethan l’avait payé une fortune pour qu’elle cesse de voir ses autres clients. Il ignorait pourquoi il s’était attaché à elle, ni pourquoi il s’était sentit jaloux au point de la payer pour qu’elle soit entièrement à lui. Beaucoup de choses avaient changées depuis que les anges contrôlaient tout. Il n’était plus le puissant démon dont on craignait le nom, il était redevenu cet humain hanté par sa monstruosité, persuadé du mal qu’il faisait, mais incapable de parvenir à détruire sa prison. Son oncle l’avait torturer de la pire manière qui soit, en comparaison, les anges étaient vraiment gentil avec lui, mais il savait à quoi s’en tenir. Au moindre faux pas, les anges auront tôt fait de faire passer son oncle Julien pour le plus adorable des oncles. Alors Ethan oubliait les paroles de Bélial, oubliait la mort de Drone, et espérait que le monde finirait par changer. Seule Cheryl parvenait certaine nuit à réanimer la flamme du guerrier en lui. Elle ne savait pas ce qui se nichait au fond du démon, mais elle aimait cela, elle disait qu’il pourrait être son prince s’il voulait. Ethan ne savait pas s’il devait la croire ou non.
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Velvet De Lluca
Sealiah || Do I dazzle you ?
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MessageSujet: Re: Ethan Matthews Fox || Hell's Angel [Finish]   Sam 20 Sep - 9:38

Woow vraiment motivée pour jouer ? Shocked

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    And how could we quit something we never even tried,
    Well you still can't tell me why.
    We built it up,
    To watch it fall.
    Like we meant nothing at all.
    I gave and gave the best of me,
    But couldn't give you what you need.


    By allineediskimi
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MessageSujet: Re: Ethan Matthews Fox || Hell's Angel [Finish]   Sam 20 Sep - 9:49

Bah normalement mon stage se finit le 30 et après je serais fraiche et disposée. Déjà ça devrait se calmer au boulot, enfin je pense avoir plus de temps et mon inspiration est revenue, halelluya!
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Evan Spencer
Sammael|| Master of Bitches
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MessageSujet: Re: Ethan Matthews Fox || Hell's Angel [Finish]   Sam 20 Sep - 10:42

J'accepte de te valider mais il va falloir t'intégrer étant donné que ça fait un petit moment qu'on navigue avec un nombre réduit de membres Smile

_________________

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When angels fuck and devils kiss
I want to be that special guy
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MessageSujet: Re: Ethan Matthews Fox || Hell's Angel [Finish]   Sam 20 Sep - 12:19

Faire des liens avec les autres joueurs? Je vais faire ça naturellement mais j'ai préféré planché sur ma bio plutôt que de tisser des liens en premier lieu.
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MessageSujet: Re: Ethan Matthews Fox || Hell's Angel [Finish]   

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Ethan Matthews Fox || Hell's Angel [Finish]
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